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Déni de mission, mainmise sur le réseau, pertes d’emplois en vue … Comment l’Etat laisse France Télécom phagocyter Sonatel

L’État du Sénégal assiste, les bras croisés, au « démantèlement » du Groupe Sonatel Par son partenaire stratégique, France Télécom.  Selon l’intersyndicale des travailleurs de l’entreprise  qui l’affirment.  Orange, qui est en passe de s’accaparer du réseau grâce à ses projets   d’externalisation, va ainsi obliger  l’Etat du Sénégal à reconduire le contrat de concession qui prend fin en 2017 Pis, la multinationale française va compresser les effectifs et priver les sous-traitants de Sonatel de marchés.

Francs Télécom revient â la charge après sa tentative avortée de s’accaparer de 9.87% supplémentaire des 27 % de part de capital détenue par le Sénégal dans Sonatel pour devenir l’actionnaire majoritaire de la Sonal& avec 52,2 14„ le partenaire stratégique du Groupe Sonatel a changé de stratégie pour faire main basse sur t’entreprise. Les intérêts français stand devenus plus propices au Sénégal depuis 2012, elle a mis en branle une politique d’externalisation du réseau de Sonatel, laquelle risque de faire très mal à l’entreprise et à l’économie Sénégalaise. Si on en croit l’intersyndicale des travailleurs de Sonatel  qui s’oppose catégoriquement à ce projet censé entré en vigueur depuis hier en effet, selon ces syndicalistes  qui ont rendu visite à Walf Quotidien hier, ce réseau va  échapper au Sénégal avec cette externalisation qui prive également le pays de sa Souveraineté Ils indiquent que toutes les données  personnelles du pays seront désormais entre les mains d’étrangers. Un luxe qu’aucun Etat sérieux ne peut se payer dans ce contexte international d’espionnage et de contre-espionnage.  On ne peut pas donner son réseau à un autre et penser qu’on en est toujours maitre. Ce réseau est un outil de souveraineté pour le Sénégal. Rendre ses manettes signifie perdre sa souveraineté», souligne Cheikh Ibrahim Ndiaye, Secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs de Sonatel (Syts).  Lequel signale que la Direction générale de Sonatel  justifie l’externalisation par un manque d’expertise sur les nouvelles technologies pour suivre les mutations. Ce que réfutent les syndicalistes qui jurent que Sonatel  n’est pas dernière dans la sous-région si elle n’est pas première de !a classe. Pour eux, le Global Network opérations Canter (GNOC) qui permet de centraliser toute l’infrastructure technique, lui donne accès à tout réseau pour surveiller le trafic et manipuler le réseau à distance. «Avec ça, on perd notre souveraineté. France Télécom n’a pas de GNOC chez elle. Donc le GNOC n’est bien et s génial  que pour les Africains. S’ils mettent le GNOC et contrôlent notre réseau, la sécurité du Sénégal est menacée » avertit M Ndiaye.

Déni de mission

Ainsi, le manque d’expertise brandi par le top management de l’entreprise n’est  à leurs yeux, qu’un alibi Puisque, disent-ils Sonatel seule multinationale régionale est gérée aujourd’hui par des Sénégalais avec une expertise technique avérée. « Notre partenaire stratégique n’a plus comme souci l’avenir du Sénégal ou des télécommunications  dans ce pays mais l’avenir de France- télécom et des marges bénéficiaires qu’elle doit réaliser en Afrique» Ajoute  Cheikh Nidiaye  «Ce qu’on est en train de vivre ce n’est pas l’externalisation.  L’activité pour laquelle on a une licence de télécommunication  ne peut pas être confiée à d’autres qui n’ont pas cette mission. C’est un déni de mission, un déni de devoir.  Le problème  s’est  posé au Niger et finalement les députés ont voté une loi pour demander aux opérateurs qui avaient externalisé, de ré internaliser  leur réseau  renchérit Babacar Sarr secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Sonatel (Syts),  non sans signaler la perte de l’expertise qui permettait à Sonatel  d’avoir des filiales dans la sous-région.

L’autre raison qui pousse la multinationale  française à vouloir accélérer le processus d’externalisation du réseau de Sonatel  demeure l’incertitude qui plane sur la réduction de concession de Sonate qui devrait prendre fin en juillet 2017. « Aujourd’hui, à travers ce projet d’externalisation, France Télécom va avoir la mainmise sur Toutes les manettes de contrôle et d’exploitation de Sonate A partir de ce moment, elle sera en position de force pour pouvoir renégocier avec l’Etat  pour le renouvellement  de la convention de concession  soutient Ousmane DIAGNE, Trésorier du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications (Sntpt).

Mort de l’entrepreneuriat local

Coté emploi.  Qui préoccupe beaucoup les autorités, d’énormes pertes sont en vue sur Les 1 600 que compte l’entreprise. D’après les syndicalistes, si le projet passe, ce sont des milliers d’emplois qui vont disparaitre de Sonatel. « Ils nous disent toujours qu’ils ont  beaucoup de charges et qu’il ne peuvent  pas se battre contre les autres operateurs à cause de cette masse Salariale. Quand vous faites 100 milliards de bénéfices au plan national, ce ne sont pas les autres sociétés qui font 200 à 400 millions de bénéfice qui vont vous inquiéter» rétorquent les travailleurs. Qui estiment que le Sénégal  perd sur toute la ligne dans ces transformations. Car, le privé national se verra aussi enlever de tous les projets qu’Il réalise pour l’entreprise, en ternes de Sous-traitance au profit d’autres multinationales.

Mais,  ce qui choque le plus ces travailleurs de Sonatel, c’est le mutisme de l’Etat, pourtant au courant de toute ces choses.  Pour eux, l’entreprise est contrôlée, en réalité. Par  France Télécom  car l’Etal du Sénégal fait le mort alors que leur direction fait de la figuration. « On ne  comprend pas le mutisme de l’Etat  interpellé à plusieurs reprises. Il  laisse faire.  L’Etat n’a pas  de politique sectorielle.  On dirait qu’il ne s’intéresse pas à ce qui se passe à la Sonatel  et qu’il n’en fait qu’une vache laitière »,  accuse Ndéye  Founé  Niang DIALLO  Secrétaire générale de la section Télécom du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications (Sntpt). Qui estime que l’Etat doit se ressaisir. Ce d’autant plus que dit-elle, Francs Télécom  les a fait détester  des Sénégalais qui ne voient que Orange ou la société étrangère.

Seyni  DIOP

Walf Quotidien

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